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		<title>Les syndiqu&#233;Es en lutte, d'hier &#224; aujourd'hui</title>
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		<dc:creator>Andr Vincent</dc:creator>



		<description>Le mouvement syndical devant le paradoxe La trajectoire du mouvement syndical qu&#233;b&#233;cois actuellement appara&#238;t comme une &#233;nigme. D'un c&#244;t&#233; explique Ghyslaine Raymond qui milite &#224; la CSQ, &#171; on a connu depuis l'av&#232;nement de Jean Charest de grandes mobilisations, un regain de confiance, un sentiment qu'on pouvait faire quelque chose devant un gouvernement hautement impopulaire. Et de l'autre, on sent nos craintes revenir &#224; la surface, la nostalgie d'une &#233;poque o&#249; la concertation et le partenariat avec le (...)

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&lt;a href="http://www.mobilisation.org/rubrique27.html" rel="directory"&gt;Les luttes syndicales&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mouvement syndical devant le paradoxe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La trajectoire du mouvement syndical qu&#233;b&#233;cois actuellement appara&#238;t comme une &#233;nigme. D'un c&#244;t&#233; explique &lt;strong&gt;Ghyslaine Raymond&lt;/strong&gt; qui milite &#224; la CSQ, &#171; on a connu depuis l'av&#232;nement de Jean Charest de grandes mobilisations, un regain de confiance, un sentiment qu'on pouvait faire quelque chose devant un gouvernement hautement impopulaire. Et de l'autre, on sent nos craintes revenir &#224; la surface, la nostalgie d'une &#233;poque o&#249; la concertation et le partenariat avec le gouvernement (du PQ) &#233;taient &#224; l'ordre du jour &#187;. Dans ce sens, le &#171; moment &#187; actuel semble assez diff&#233;rent du &#171; moment &#187; de 1972 o&#249; le mouvement se pr&#233;sentait sur des bases offensives. &#171; Pr&#233;sentement selon Gyslaine, on n'est pas capables de se d&#233;faire de la participation et de la concertation, m&#234;me si le message du gouvernement Charest est clair &#187;. Aujourd'hui selon G. Raymond, &#171; il n'y a pas d'autre chemin que celui de l'action politique, mais attention, il ne s'agit pas de revenir en arri&#232;re sur des &lt;i&gt;patterns&lt;/i&gt; du pass&#233;, il faut innover, relancer des comit&#233;s de lutte, et ne pas se laisser embrigader par le nationalisme. &#199;a se fait en Bolivie, au V&#233;n&#233;zu&#233;la, pourquoi pas chez nous ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prendre sa place&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a actuellement un renouvellement de g&#233;n&#233;rations dans le mouvement syndical. Dans le secteur commercial priv&#233;, c'est une grande croissance qui &#171; change les fa&#231;ons de faire &#187;, selon &lt;strong&gt;Patrick Rondeau&lt;/strong&gt; du SEPB (affili&#233; &#224; la FTQ). &#171; Les jeunes prennent leur place dans le mouvement syndical, et ils essaient de le faire sans se br&#251;ler. Mais attention, ils ne sont pas tous des militants ! &#187; affirme celui qui a syndiqu&#233; les employ&#233;s de la cha&#238;ne Renaud-Bray. &#171; Il ne faut pas se faire d'illusions sur notre force cependant. Le gouvernement et les entreprises ont le haut du pav&#233;. Avec la loi 30 dans la sant&#233;, Charest a d&#233;mantibul&#233; plusieurs syndicats. La mobilisation de d&#233;cembre 2004 n'est pas all&#233;e aussi loin qu'on l'esp&#233;rait &#187;. Dans le contexte des n&#233;gociations dans le secteur public, P. Rondeau d&#233;plore la division qui fait qu'&#171; on embo&#238;te le pas les uns apr&#232;s les autres &#187;. Il souligne la tension &#233;galement entre le syndicalisme de combat et l'investissement responsable (que repr&#233;sente le Fonds de solidarit&#233;, qui dispose de 20% des actions de Renaud-Bray au moment o&#249; se n&#233;gocie une convention collective). Il s'enthousiasme enfin sur la campagne actuelle contre les &#171; ateliers de mis&#232;re &#187; (&lt;i&gt;sweatshops&lt;/i&gt;) qui re&#231;oit beaucoup d'appui un peu partout. Quant &#224; l'avenir du mouvement syndical en g&#233;n&#233;ral, &#171; il d&#233;pend de notre capacit&#233; &#224; syndiquer les pr&#233;caires. &#199;a co&#251;te cher et &#231;a rapporte peu. On fait affaire avec des immigrants, des d&#233;munis, mais le faut le faire, c'est l'avenir du mouvement qui en d&#233;pend.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Travailler &#224; une v&#233;ritable transformation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le v&#233;t&#233;ran du syndicalisme de la fonction publique Serge Roy (qui a pr&#233;sid&#233; le Syndicat de la fonction publique du Qu&#233;bec SFPQ de 1996 &#224; 2001, les syndicats doivent reb&#226;tir leurs liens avec le mouvement social. Devant les transformations du march&#233; du travail et la mont&#233;e de la pr&#233;carit&#233;, &#171; il faut aller du c&#244;t&#233; des jeunes, des femmes et des autres secteurs communautaires et m&#234;me explorer de nouveaux terrains, la d&#233;mocratie, l'&#233;cologie, par exemple &#187;. Impliqu&#233; si longtemps dans le secteur public, Serge Roy pense qu'il faut faire son &#171; deuil &#187; des grands fronts communs comme on les a connus &#224; partir de 1972. &#171; On ne doit pas viser le court terme, mais plut&#244;t pr&#233;parer le terrain pour la gr&#232;ve sociale et la rupture avec le PQ et le capitalisme. Il faut que les syndicats acceptent de consacrer une part significative de leurs ressources &#224; la lutte sociale et suscitent la solidarit&#233; dans l'ensemble de la soci&#233;t&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des pistes d'action&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le terrain, les jeunes et les moins jeunes n'attendent pas, comme ceux qui ont mis en place le syndicat des employ&#233;s-&#233;tudiants de l'UQ&#192;M, le S&#201;TU. &#171; Depuis 1987 explique &lt;strong&gt;Isabelle Renaud&lt;/strong&gt; qui milite au S&#201;TU, deux millions d'emplois ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233; dans le secteur tertiaire priv&#233; au Canada, contre seulement 300 000 dans le secteur manufactur&#233;. C'est donc clair que le syndicalisme doit s'investir dans le secteur en croissance o&#249; le travail est atypique, &#224; temps partiel, semi autonome, avec des horaires de travail &#233;clat&#233;s, des salaires tr&#232;s bas &#187;. Dans le mouvement syndical en g&#233;n&#233;ral, l'organisation de ces personnes est vue comme un fardeau, une sorte de &#171; mythe de Sisyphe, une lutte toujours &#224; recommencer &#187;. Mais selon I.Renaud, &#171; il faudrait plut&#244;t voir cela comme un grand d&#233;fi, qui ne peut &#234;tre calcul&#233; sur une base imm&#233;diate de co&#251;ts et de b&#233;n&#233;fices, mais comme un investissement dans l'avenir o&#249; ce seront les jeunes, les femmes et les immigrants qui feront la diff&#233;rence &#187;. Elle attire l'attention que cela est possible lorsque la volont&#233; y est : &#171; les syndicats nord-am&#233;ricains qui cherchent &#224; percer chez Wall-Mart ont d&#233;cid&#233; de se mettre ensemble et d'appuyer les TUAC qui ont pu percer &#224; Jonqui&#232;re et Gatineau. Les autres syndicats canadiens ont pr&#234;t&#233; des organisateurs. C'est une avanc&#233;e &#187;. Par contre, la militante du S&#201;TU est consciente des obstacles qui continuent de s'&#233;riger : &#171; les syndicats connaissent peu le mouvement social. Ils ont manqu&#233; une occasion de dialoguer avec les jeunes du mouvement &#233;tudiant lors de la gr&#232;ve du printemps dernier &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;foncer plusieurs murs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1972, les syndicats faisaient partie d'une coalition sociale plus vaste qui luttait pour le changement. &#171; Aujourd'hui explique &lt;strong&gt;Ren&#233; Charest&lt;/strong&gt;, secr&#233;taire du Conseil central de la CSN &#224; Montr&#233;al, &#171; il y a des tendances au repli, des r&#233;actions corporatistes, des craintes face aux mouvements d'action directe &#187;. Il faudra beaucoup de d&#233;bats selon R.Charest pour que &#171; le mouvement syndical se rapproche de l'id&#233;e de la gr&#232;ve sociale, un concept lanc&#233; dans le but de rapprocher le mouvement social et le mouvement syndical &#187;. Pour &lt;strong&gt;Jean-Marc Piotte&lt;/strong&gt; qui s'est beaucoup investi dans le syndicalisme enseignant &#224; la CSN, &#171; le mouvement syndical est devenu une institution, surtout depuis l'&#233;crasement par le PQ du Front commun de 1983. La tendance &#224; pactiser avec le nationalisme a exacerb&#233; ce virage et seuls les jeunes pourront bousculer cet ordre &#187;. Pour &lt;strong&gt;Serge Roy&lt;/strong&gt;, &#171; les syndicats ont &#233;t&#233; embarqu&#233;s dans le syst&#232;me et il faudra se brutaliser nous-m&#234;mes pour d&#233;tricoter tout cela &#187;. &#171; Ce n'est pas impossible, selon &lt;strong&gt;Thomas Lebel-Chiasson&lt;/strong&gt; (militant du S&#201;TU), car il ne faut pas surestimer la force des machines. L'organisation qui a lanc&#233; la gr&#232;ve &#233;tudiante l'a fait avec les moyens du bord, elle a relanc&#233; la lutte avec sa d&#233;termination et son imagination &#187;. &lt;strong&gt;Andr&#233; Vincent&lt;/strong&gt; (militant de la FNEEQ) pense que les militants syndicaux ont un probl&#232;me &#224; assurer le suivi, comme apr&#232;s les grandes mobilisations du &lt;strong&gt;Sommet des peuples&lt;/strong&gt; pour s'en servir comme levier d'&#233;ducation politique. En l'absence d'une telle &#233;ducation politique, quand arrive le temps des grands affrontements sociaux, les organisations syndicales sont incapables d'en saisir ou d'en expliquer &#224; leurs membres les enjeux politiques, laissant libre cours aux man&#339;uvres des professionnels de la n&#233;gociation raisonn&#233;e &#187;. &lt;strong&gt;Ghyslaine Raymond&lt;/strong&gt; pense que la situation n'est pas si stagnante qu'elle ne para&#238;t. Elle cite le fait que l'opposition militante &#224; la CSQ fonctionne en r&#233;seaux et r&#233;ussit &#224; peser sur les d&#233;bats. Un autre participant rappelle qu'&#171; au d&#233;but des ann&#233;es 70, ce sont les militants de tels r&#233;seaux souvent regroup&#233;s au sein de comit&#233;s para-syndicaux (comit&#233;s de journal, comit&#233;s d'action politique, comit&#233;s de sant&#233;-s&#233;curit&#233;) qui ont os&#233; affronter le syndicalisme d'affaire dominant &#224; l'&#233;poque. Ce furent souvent ces militants qui entra&#238;n&#232;rent les organisations syndicales dans la voie du syndicalisme de combat, appuy&#233;s en cela par d'autres groupes de militants de gauche (APLQ, CFP, CRIQ, Mobilisation, CAP St-Jacques, CAP Maisonneuve, etc...). On n'avait pas beaucoup de respect pour les structures, on &#233;tait m&#234;me un peu beaucoup baveux, mais n'&#233;tait-ce pas l&#224; une bonne, belle et festive chose ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les syndiqu&#233;Es en lutte</title>
		<link>http://www.mobilisation.org/article57.html</link>
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		<description>&lt;p&gt;En 1972, le contexte est explosif au Qu&#233;bec. Les &#233;tudiants sont mobilis&#233;s. Des citoyens et des citoyennes mettent en place des comit&#233;s de quartier un peu partout dans la province. &#192; la suite de l'occupation militaire du Qu&#233;bec par l'arm&#233;e canadienne en octobre 1970, la population se radicalise dans une &#233;volution qui &#171; d&#233;tranquilise &#187; la &#171; r&#233;volution tranquille &#187;. La perspective d'une lutte contre l'imp&#233;rialisme, le capitalisme, l'oppression nationale, se d&#233;veloppe &#224; l'image de ce qui se passe partout dans le monde (France, Italie, Chili, etc.).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.mobilisation.org/rubrique27.html" rel="directory"&gt;Les luttes syndicales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ... en mai 1972&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1972, le contexte est explosif au Qu&#233;bec. Les &#233;tudiants sont mobilis&#233;s. Des citoyens et des citoyennes mettent en place des comit&#233;s de quartier un peu partout dans la province. &#192; la suite de l'occupation militaire du Qu&#233;bec par l'arm&#233;e canadienne en octobre 1970, la population se radicalise dans une &#233;volution qui &#171; d&#233;tranquilise &#187; la &#171; r&#233;volution tranquille &#187;. La perspective d'une lutte contre l'imp&#233;rialisme, le capitalisme, l'oppression nationale, se d&#233;veloppe &#224; l'image de ce qui se passe partout dans le monde (France, Italie, Chili, etc.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En mai, plus de 300 000 travailleurs et travailleuses du Qu&#233;bec d&#233;clenchent la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#224; la suite de l'emprisonnement des dirigeants des trois grandes centrales syndicales. Les syndiqu&#233;-es occupent les rues et prennent m&#234;me des villes comme Sept-&#206;les. Le secteur public comme le secteur priv&#233; est mobilis&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; la r&#233;pression, d'importantes revendications sont obtenues, notamment un salaire d&#233;cent (&#224; l'&#233;poque $100 par semaine) et de meilleures conditions de travail. Le discours change dans les centrales vers une approche qui met de l'avant l'importance de constituer un grand front des travailleurs et des travailleuses. Un v&#233;ritable syndicalisme de combat se d&#233;veloppe sur la base des r&#233;sistances et des mobilisations. Les syndicats identifient clairement leurs amis (le mouvement populaire) et leurs ennemis (les classes dominantes).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &#233;volution en dents de scies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les ann&#233;es subs&#233;quentes, la situation &#233;volue rapidement. En 1976, le PQ est &#233;lu gr&#226;ce &#224; l'appui massif des travailleurs qui veulent en finir avec le r&#233;gime lib&#233;ral oppressif. Mais apr&#232;s une p&#233;riode de gr&#226;ce, les affrontements reprennent. En 1982, le gouvernement p&#233;quiste &#233;crase les syndicats du secteur public en leur imposant une diminution de salaire de 20%. L'offensive est violente dans le secteur priv&#233; o&#249; les grandes entreprises forcent des reculs importants en mena&#231;ant de fermer les usines ou de les d&#233;m&#233;nager vers les Etats-Unis et le Mexique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre-temps, le mouvement syndical change d'approche en laissant tomber la strat&#233;gie de la confrontation pour celle de la participation et de concertation au sein de l'entreprise et de la soci&#233;t&#233;, et en valorisant une alliance avec le Parti qu&#233;b&#233;cois. Durant cette p&#233;riode de d&#233;clin de la combativit&#233;, les revenus des travailleurs reculent pendant que les travailleurs dits &#171; atypiques &#187; continuent de cro&#238;tre et de conna&#238;tre de dures conditions de travail. Un tiers de la main d'oeuvre dont une majorit&#233; de jeunes se retrouve ainsi dans la pr&#233;carit&#233; permanente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retour des luttes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; partir de la fin des ann&#233;es 1990, des syndicats et des mouvements populaires reprennent confiance. De grandes mobilisations comme la Marche des femmes, le Sommet des peuples des Am&#233;riques et les immenses manifestations contre la guerre en Irak remettent &#224; l'agenda l'id&#233;e de vastes coalitions sociales&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2003, de grandes mobilisations r&#233;ussissent &#224; stopper la r&#233;ing&#233;nierie et les politiques n&#233;olib&#233;rales mises de l'avant par le gouvernement Charest. 100 000 personnes se retrouvent dans la rue le 1er mai 2004. Les liens se recr&#233;ent avec le mouvement communautaire (les garderies), les &#233;tudiants, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au printemps 2005, les &#233;tudiants-es d&#233;clenchent la plus grande gr&#232;ve &#233;tudiante de notre histoire. Plus encore, ils gagnent une grande partie de leurs revendications gr&#226;ce &#224; leur r&#233;sistance et leur d&#233;termination. Le message est clair, la lutte est possible, la lutte paie !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des questions pour aujourd'hui&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est clair que la population s'oppose ouvertement aux gouvernements et aux partis n&#233;olib&#233;raux qui dominent. Au moment o&#249; le mouvement syndical cherche &#224; articuler un front commun du secteur public, on peut se demander si peut se recr&#233;er un grand mouvement social.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Les syndicats peuvent-ils participer d'une m&#234;me &#233;bullition sociale porteuse d'alternatives, comme c'&#233;tait le cas dans les ann&#233;es 1970 ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; Comment s'assurer que les revendications des syndiqu&#233;Es de l'&#201;tat ne soient pas confin&#233;es ou per&#231;ues comme corporatistes, mais bien comme un vecteur de plus pour attaquer le capitalisme d&#233;brid&#233; ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'affrontement qui se dessine cet automne fera-t-il progresser le camp populaire dans son ensemble ou, au contraire, l'affaiblira-t-il, en le divisant ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quels sont les espoirs de gagner cette bataille et quelles pistes envisager pour y arriver ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; La fraction la plus militante parmi les syndicalistes doit-elle &#234;tre plus ouvertement critique face aux directions syndicales actuelles ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les militant-es doivent-ils mettre en place de nouveaux p&#244;les de radicalisation des revendications et des luttes ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une autre perspective d'espoir peut-elle &#234;tre explor&#233;e du c&#244;t&#233; des jeunes pr&#233;caires, qui investissent progressivement les syndicats en y v&#233;hiculant leurs aspirations altermondialistes, environne-mentalistes et libertaires ? &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce sont quelques-unes des questions que nous voulons aborder &#224; la veille d'un des bras de fer les plus importants entre les lib&#233;raux de Jean Charest et les syndicats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour en discuter, nous vous invitons &#224; une table-ronde avec :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Ghyslaine Raymond (militante de la CSQ)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Serge Roy (ancien pr&#233;sident du SFPQ)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Isabelle Renaud (militante du SETU)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Patrick Rondeau (militant de la FTQ)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ren&#233; Charest (secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Conseil central de la CSN &#224; Montr&#233;al)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jean-Marc Piotte (auteur et professeur &#224; l'UQAM)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le 26 septembre, 19h30&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour conna&#238;tre l'heure et le lieu exact de la rencontre, laissez-nous un message au secr&#233;tariat de &lt;a href='mailto:onaraisondeserevolter@mobilisation.org' class='spip_mail'&gt;On a raison de se r&#233;volter&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les luttes &#233;tudiantes de 1968 &#224; 2005</title>
		<link>http://www.mobilisation.org/article55.html</link>
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		<dc:date>2005-06-15T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Andr Vincent</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;L'atelier du 6 juin sur le mouvement &#233;tudiant qu&#233;b&#233;cois de 1968 &#224; 2005 a &#233;t&#233; &#171; stimulant &#187;, selon le feedback des quelque trente personnes qui ont particip&#233;. Le fait d'avoir d&#233;marr&#233; la discussion sur la gr&#232;ve &#233;tudiante du printemps 2005 a permis un bon &#233;change sur la base des &#233;clairages de ceux qui ont milit&#233; dans les &#226;ges pr&#233;c&#233;dents du mouvement &#233;tudiant. Sans dogmatisme ni &#171; je-sais-tout-isme &#187; et sans agenda cach&#233;, le d&#233;bat a en fait concr&#233;tis&#233; ce que les initiateurs du projet avaient esp&#233;r&#233;, c'est-&#224;-dire un espace de r&#233;flexion et de travail.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.mobilisation.org/rubrique28.html" rel="directory"&gt;Les luttes &#233;tudiantes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bilan &#171; globalement positif &#187;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'atelier du 6 juin sur le mouvement &#233;tudiant qu&#233;b&#233;cois de 1968 &#224; 2005 a &#233;t&#233; &#171; stimulant &#187;, selon le feedback des quelque trente personnes qui ont particip&#233;. Le fait d'avoir d&#233;marr&#233; la discussion sur la gr&#232;ve &#233;tudiante du printemps 2005 a permis un bon &#233;change sur la base des &#233;clairages de ceux qui ont milit&#233; dans les &#226;ges pr&#233;c&#233;dents du mouvement &#233;tudiant. Sans dogmatisme ni &#171; je-sais-tout-isme &#187; et sans agenda cach&#233;, le d&#233;bat a en fait concr&#233;tis&#233; ce que les initiateurs du projet avaient esp&#233;r&#233;, c'est-&#224;-dire un espace de r&#233;flexion et de travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On remet cela : &#171; R&#233;sistances et initiatives syndicales, 1972-2005 &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la foul&#233;e du 6 juin, le comit&#233; d'organisation de &#171; On a raison de se r&#233;volter &#187; pr&#233;pare une prochaine table-ronde, pour le 15 septembre. Nous allons aborder les perspectives des r&#233;sistances et des pratiques syndicales qui s'organisent contre la &#171; r&#233;ing&#233;nierie &#187; n&#233;olib&#233;rale. Des militant-es des nouvelles g&#233;n&#233;rations militantes dans le secteur public comme dans le secteur priv&#233; seront pr&#233;sents, ainsi que des &#171; t&#233;moins &#187; des mobilisations pass&#233;es (notamment de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du printemps 1972). D&#232;s le d&#233;but d'ao&#251;t, nous serons en mesure de vous informer des d&#233;tails.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gr&#232;ve du printemps 2005 : une fracture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les intervenants de la table-ronde du 6 juin, cette gr&#232;ve a constitu&#233; un &#171; moment de fracture &#187; dans la soci&#233;t&#233;, non seulement par son ampleur (la plus grande gr&#232;ve de l'histoire du mouvement &#233;tudiant), mais aussi par sa th&#233;matique, son enracinement, voire son style organisationnel. Le fait qu'une vaste majorit&#233; de la population se soit reconnue dans la gr&#232;ve doit refl&#233;ter dans une large mesure le victoire du mouvement dans la &#171; bataille des id&#233;es &#187; contre l'&#201;tat et la classe dominante actuellement. C'est donc une grande victoire, bien au-del&#224; des gains &#233;conomiques qui par ailleurs n'ont pas &#233;t&#233; n&#233;gligeables. On a observ&#233; sur ce point que seul le mouvement &#233;tudiant a r&#233;ussi &#224; faire reculer le gouvernement Charest sur cela alors que les grandes mobilisations syndicales de 2003 et de 2004 ont tout au plus ralenti le bulldozer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Continuit&#233;s et ruptures du mouvement &#233;tudiant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La discussion du 6 juin a permis d'&#233;clairer la trajectoire du mouvement en soulignant un certain nombre de diff&#233;rences importantes. D'abord au niveau social ou sociologique, la grande pr&#233;carit&#233; de la &#171; condition &#233;tudiante &#187; actuelle dans un contexte o&#249; les &#233;tudiants sont en m&#234;me temps majoritairement des travailleurs pr&#233;caires et face &#224; un syst&#232;me universitaire chambranlant et d&#233;clinant. Ensuite au niveau des langages et des utopies qui nous portent, Alors que le mouvement de 1968 baignait dans la grande vague des luttes r&#233;volutionnaires un peu partout dans le monde, celui de 2005 n'est pas port&#233; par cet espoir de grandes transformations, du moins &#224; court terme. Pourtant depuis quelques ann&#233;es (Marche des femmes, Qu&#233;bec 2001, manif contre la Guerre en Irak), la vague de mobilisation sociale est tr&#232;s forte. De l'&#171; altermondialisme &#187; au refus du n&#233;olib&#233;ralisme, un grand chemin a &#233;t&#233; parcouru, d&#233;passant dans une large mesure les &#171; attentes &#187; des militant-es et des groupes organis&#233;s. La question doit continuer &#224; &#234;tre pos&#233;e : est-ce qu'il &#233;merge un &#171; nouveau &#187; mouvement social capable de confronter le capitalisme et l'imp&#233;rialisme et de proposer une alternative ???&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un mouvement impuls&#233; par l'innovation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les participants au d&#233;bat du 6 juin ont rappel&#233; que la gr&#232;ve du printemps 2005 n'&#233;tait pas n&#233;e spontan&#233;ment, qu'elle trouve ses racines dans la r&#233;organisation du mouvement depuis quelques ann&#233;es, &#224; travers un &#171; travail de fourmi &#187; intense qui s'est fait dans les institutions et qui a largement d&#233;bord&#233; le cadre des organisations &#233;tudiantes existantes, &#224; commencer par la FAEUQ et dans une certaine mesure la FEQ. L'ASS&#201; a eu l'audace et l'imagination de faire elle-m&#234;me &#171; sauter sa baraque &#187; en incluant les assos &#233;tudiantes dans un processus de mobilisation &#233;largi qui est devenu finalement la CASS&#201;&#201;. Le mouvement a eu &#233;galement l'intelligence de combiner des mobilisations de masse avec un travail d'explication et de d&#233;bat, sans &#171; forcer la dose &#187;, et en &#233;vitant des &#171; d&#233;bordements &#187; qui auraient pu &#234;tre dommageables (la casse lors des manifs, par exemple). D'autres participants au d&#233;bat du 6 juin ont soulev&#233; la question si dans une certaine mesure, le mouvement s'&#233;tait lui-m&#234;me auto-limit&#233; et presque auto-censur&#233; pour &#233;viter d'&#234;tre marginalis&#233;s par les m&#233;dias.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Soyons r&#233;alistes, demandons l'impossible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait le slogan de 1968 et au-del&#224; du folklore qu'il incarne, il continue &#224; &#234;tre un point de rep&#232;re. En 2005, les &#233;tudiants ont mis de l'avant des revendications en apparence &#171; irr&#233;alistes &#187;, la gratuit&#233; scolaire notamment. Pas si irr&#233;aliste que cela finalement, puisque c'est tout le d&#233;bat sur l'&#233;ducation (&#171; l'&#233;ducation n'est pas une marchandise &#187;) qui a &#233;t&#233; relanc&#233; par cela. Comme en 1968 lorsque la revendication principale &#233;tait l'inclusion et le d&#233;bordement du syst&#232;me archa&#239;que et quasi f&#233;odal qui encarcanait les &#233;tudiants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Regarder vers l'avant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chose certaine, les &#233;v&#232;nements du printemps 2005 auront des impacts &#224; court et &#224; moyen terme, si ce n'est de relancer la mobilisation &#224; l'automne prochain, au moment o&#249; le monde de l'&#233;ducation risque d'&#234;tre la sc&#232;ne de grandes confrontations. Plus encore, des syndicalistes (mais pas n&#233;cessairement des organisations syndicales) ont regard&#233; les &#233;tudiants aller et se sont demand&#233; banalement, &#171; si eux le font, pourquoi pas nous ?!? &#187;. Apr&#232;s les grandes gr&#232;ves &#233;tudiantes de 1968 s'est produit un ph&#233;nom&#232;ne semblable de &#171; contamination &#187; de l'esprit de r&#233;volter, d'organisation, d'innovation. Se repose alors et sous un &#233;clairage dr&#244;lement diff&#233;rent la question des alliances sociales dans le contexte d'un mouvement large, inclusif, propositionnel, h&#233;g&#233;monique. Ce seront en tout cas des questions que nous reposerons bient&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; On a raison de se r&#233;volter &#187; : la suite...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le comit&#233; d'organisation de &#171; On a raison de se r&#233;volter &#187; travaille pr&#233;sentement sur divers chantiers, dont l'un est de mettre en place un site internet qui sera &#224; notre image militant, pluraliste, r&#233;flexif. On voudrait par exemple synth&#233;tiser les discussions du 6 juin et produire un compte-rendu plus exhaustif, avec en parall&#232;le une petite base documentaire (des textes refl&#233;tant les d&#233;bats et la trajectoire du mouvement &#233;tudiant de 1968 &#224; aujourd'hui. Si les conditions le permettent, nous aurons donc bient&#244;t cet outil qui pourra compl&#233;menter nos d&#233;bats et aussi inclure une plus grande &#171; population &#187;. En plus tel qu'annonc&#233;, nous organiserons de nouveaux d&#233;bats sont celui du 15 septembre. Il y aura par la suite d'autres th&#233;matiques abord&#233;es (le mouvement communautaire, les relations mouvements-partis, la question municipale, etc.). Finalement, nous verrons avec nos camarades des mouvements si des processus de formation &#171; rapproch&#233;s &#187; sur l'histoire et les itin&#233;raires du mouvement populaire (y compris &#233;videmment le mouvement &#233;tudiant) peuvent &#234;tre d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour nous rejoindre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous pouvez utiliser le &lt;a href='http://www.mobilisation.org/auteur1.html' class='spip_in'&gt;formulaire de messagerie&lt;/a&gt; disponible sur ce site ou adresser directement votre message &#224; l'adresse suivante : &lt;a href='mailto:onaraisondeservolter@mobilisation.org' class='spip_mail'&gt;onaraisondeservolter@mobilisation.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien s&#251;r nous voulons vous entendre sur ce que nous avons fait &#224; date (le d&#233;bat du 6 juin) et sur ce que nous pourrions faire plus tard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon &#233;t&#233; et bonnes vacances &#224; ceux et elles qui peuvent en profiter !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le mouvement &#233;tudiant au Qu&#233;bec</title>
		<link>http://www.mobilisation.org/article56.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mobilisation.org/article56.html</guid>
		<dc:date>2005-06-01T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr Vincent</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Programme de l'atelier du 6 juin 2005 portant sur le mouvement &#233;tudiant d'hier &#224; aujourd'hui - Qu&#233;bec 2005 : Plus qu'une gr&#232;ve &#233;tudiante, un mouvement social - Qu&#233;bec 1968 : de la r&#233;volution &#171; pas-si-tranquille &#187; &#224; la dissidence - Bien s&#251;r, l'histoire ne se r&#233;p&#232;te pas - Nouvelles recherches, nouveaux dialogues.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.mobilisation.org/rubrique28.html" rel="directory"&gt;Les luttes &#233;tudiantes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Programme de l'atelier du 6 juin 2005 portant sur le mouvement &#233;tudiant d'hier &#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu&#233;bec 2005 : Plus qu'une gr&#232;ve &#233;tudiante, un mouvement social&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En un peu plus trente ans, le Qu&#233;bec a connu deux extraordinaires mobilisations &#233;tudiantes. Il a quelques semaines, des centaines de milliers d'&#233;tudiants se sont organis&#233;s pour refuser la marchandisation de l'&#233;ducation et sonner un cri d'alarme qui a r&#233;veill&#233; la soci&#233;t&#233;. Certes d'une mani&#232;re imm&#233;diate, ce mouvement n'a pas gagn&#233; toutes ses revendications. Mais &#224; une autre &#233;chelle, il a fait beaucoup plus, comme gr&#232;ve de masse, d&#233;mocratiquement impuls&#233;e par la base et inspir&#233;e par une organisation audacieuse (la Coalition des associations pour une solidarit&#233; syndicale &#233;tudiante &#233;largie - la CASS&#201;&#201;). Le mouvement social dans son ensemble a &#233;t&#233; interpell&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu&#233;bec 1968 : de la r&#233;volution &#171; pas-si-tranquille &#187; &#224; la dissidence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1968, le Qu&#233;bec est &#233;galement secou&#233;. C'est un peu la fin de la r&#233;volution dite tranquille, qui marque l'affrontement entre une classe dominante &#171; archa&#239;que &#187; et un groupe &#171; moderniste &#187; qui veut changer le Qu&#233;bec. C'est le d&#233;but d'une p&#233;riode turbulente o&#249; des mouvements rebelles s'organisent un peu partout dans un milieu ambiant survolt&#233; (&#233;v&#232;nements de mai 68 en France, mouvement contre la guerre aux Etats-Unis, luttes de lib&#233;ration en Asie, en Afrique, en Am&#233;rique du Sud). On d&#233;bat, on sort des sentiers battus, on &#233;crit (la revue Parti Pris par exemple), et surtout, on organise. Des comit&#233;s spontan&#233;s se mettent en place dans les coll&#232;ges et les universit&#233;s pour secouer ce qu'ils consid&#232;rent l'inertie de l'Union g&#233;n&#233;rale des &#233;tudiant-es du Qu&#233;bec, d'o&#249; &#233;merge le &#171; Mouvement syndical et politique &#187; (MSP), sorte de coalition radicale. De cette grande mobilisation ont incub&#233; de plusieurs mouvements sociaux qui ont par la suite marqu&#233; l'histoire des ann&#233;es 1970-80.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bien s&#251;r, l'histoire ne se r&#233;p&#232;te pas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis, le monde dans lequel on vit n'est plus le m&#234;me. Les mouvements contestataires et leurs utopies de transformation ont &#233;t&#233; boulevers&#233;s. On ne peut donc pas faire des analogies simplistes. Mais les passerelles sont plus nombreuses qu'apparentes. Les mouvements comme le MSP et la CASS&#201;&#201; ont &#171; sorti &#187; les &#233;tudiants de leur univers en faisant que la cause de l'&#233;ducation devienne la cause de tout le monde. Dans les deux cas, les &#233;tudiants ont questionn&#233;, bouscul&#233; l'agenda des mouvements sociaux. D'un mouvement &#224; l'autre, il est fascinant de constater &#233;galement la transformation des approches, des discours, des codes, des m&#233;thodologies. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, la g&#233;n&#233;ration de 1968 &#233;tait port&#233;e par de &#171; grands projets &#187; &#224; la recherche d'une radicalit&#233;. Pour la g&#233;n&#233;ration actuelle, changer les choses maintenant appara&#238;t plus important que la perspective d'une transformation totale &#224; plus long terme, comme on le pensait &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nouvelles recherches, nouveaux dialogues&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une initiative est en gestation pour construire des ponts entre les g&#233;n&#233;rations militantes. &#171; On a raison de se r&#233;volter &#187; est un petit groupe compos&#233; de personnes qui ont particip&#233; &#224; ces diverses g&#233;n&#233;rations e qui oeuvrent &#224; renforcer le mouvement social comme un p&#244;le de la lutte pour la transformation. Devant la lutte intense des &#233;tudiant-es ce printemps, nous avons pens&#233; que ce (re)surgissement &#233;tait une bonne occasion pour ouvrir de nouveaux chantiers de r&#233;flexion. Voil&#224; des questions qui pourront servir de &#171; mise au jeu &#187; :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Quel a &#233;t&#233; le r&#244;le en 1968 du MSP pour impulser le mouvement social ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; Comment ont r&#233;agi les organisations &#233;tudiantes de l'&#233;poque (l'UGEQ par exemple) ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; En quoi ce mouvement a influenc&#233; l'agenda des mouvements sociaux ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quelles sont les origines &#171; intellectuelles &#187; du mouvement de 1968 ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; Qu'est-ce qui a permis &#224; la CASS&#201;&#201; de mobiliser en 2005 ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans quelle mesure les objectifs du mouvement ont &#233;t&#233; atteints par la gr&#232;ve ? &lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quel est l'impact imm&#233;diat et pr&#233;visible sur la soci&#233;t&#233; ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Est-ce que le mouvement de 2005 relance la dissidence anti-capitaliste et anti-imp&#233;rialiste et les alternatives &#171; altermondialistes &#187; ? &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces questions seront abord&#233;es par quelques interventions de :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; Jean-Marc Piotte, prof &#224; l'UQAM et l'un des fondateurs de la revue Parti Pris&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Andr&#233; Vincent, un des fondateurs du MSP et aujourd'hui militant syndical coll&#233;gial&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Louise Vandelac, &#224; l'&#233;poque dirigeante de l'UGEQ et aujourd'hui prof &#224; l'UQ&#192;M&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Xavier Lafrance, secr&#233;taire aux relations externes de la CASS&#201;&#201;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Thomas Chiasson-LeBel anciennement du MDE et animateur du SETU &#224; l'UQ&#192;M.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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