En 1972, le contexte est explosif au Québec. Les étudiants sont mobilisés. Des citoyens et des citoyennes mettent en place des comités de quartier un peu partout dans la province. À la suite de l’occupation militaire du Québec par l’armée canadienne en octobre 1970, la population se radicalise dans une évolution qui « détranquilise » la « révolution tranquille ». La perspective d’une lutte contre l’impérialisme, le capitalisme, l’oppression nationale, se développe à l’image de ce qui se passe partout dans le monde (France, Italie, Chili, etc.).
L’atelier du 6 juin sur le mouvement étudiant québécois de 1968 à 2005 a été « stimulant », selon le feedback des quelque trente personnes qui ont participé. Le fait d’avoir démarré la discussion sur la grève étudiante du printemps 2005 a permis un bon échange sur la base des éclairages de ceux qui ont milité dans les âges précédents du mouvement étudiant. Sans dogmatisme ni « je-sais-tout-isme » et sans agenda caché, le débat a en fait concrétisé ce que les initiateurs du projet avaient espéré, c’est-à -dire un espace de réflexion et de travail.
Programme de l’atelier du 6 juin 2005 portant sur le mouvement étudiant d’hier à aujourd’hui - Québec 2005 : Plus qu’une grève étudiante, un mouvement social - Québec 1968 : de la révolution « pas-si-tranquille » à la dissidence - Bien sûr, l’histoire ne se répète pas - Nouvelles recherches, nouveaux dialogues.