ON A RAISON DE SE RÉVOLTER est un forum d’Ă©change et de dĂ©bat intergĂ©nĂ©rationnel entre militants syndicaux, progressistes et altermondialistes.
1968 - Au milieu des annĂ©es soixante, une nouvelle gauche rĂ©volutionnaire pluraliste s’est constituĂ©e en Europe. Son caractère radical peut facilement se comprendre compte tenu du contexte de l’Ă©poque dominĂ© par les guerres d’Indochine, avec la rĂ©sistance du peuple vietnamien Ă une escalade militaire amĂ©ricaine sans prĂ©cĂ©dent. L’annĂ©e 1968 a symbolisĂ© le caractère mondial des luttes avec l’offensive du TĂŞt au Vietnam, le Printemps de Prague en TchĂ©coslovaquie, les barricades Ă©tudiantes et la grève gĂ©nĂ©rale en France, le soulèvement Ă©tudiant Ă Mexico. La vague de radicalisation n’a pas concernĂ© seulement les Ă©tudiants, mais aussi la classe ouvrière : en mai 1968, les barricades Ă©tudiantes ont ouvert la voie Ă la plus grande grève ouvrière qu’ait connu le pays.
Notre camarade Charles Gagnon est dĂ©cĂ©dĂ© d’un cancer dans la soirĂ©e du jeudi 17 novembre Ă MontrĂ©al. Il avait 66 ans. Nous reproduisons ici l’un des derniers textes qu’il a publiĂ© dans la revue Bulletin d’histoire politique, vol. 13, no 1.
En 1972, le contexte est explosif au QuĂ©bec. Les Ă©tudiants sont mobilisĂ©s. Des citoyens et des citoyennes mettent en place des comitĂ©s de quartier un peu partout dans la province. Ă€ la suite de l’occupation militaire du QuĂ©bec par l’armĂ©e canadienne en octobre 1970, la population se radicalise dans une Ă©volution qui « dĂ©tranquilise » la « rĂ©volution tranquille ». La perspective d’une lutte contre l’impĂ©rialisme, le capitalisme, l’oppression nationale, se dĂ©veloppe Ă l’image de ce qui se passe partout dans le monde (France, Italie, Chili, etc.).
L’atelier du 6 juin sur le mouvement Ă©tudiant quĂ©bĂ©cois de 1968 Ă 2005 a Ă©tĂ© « stimulant », selon le feedback des quelque trente personnes qui ont participĂ©. Le fait d’avoir dĂ©marrĂ© la discussion sur la grève Ă©tudiante du printemps 2005 a permis un bon Ă©change sur la base des Ă©clairages de ceux qui ont militĂ© dans les âges prĂ©cĂ©dents du mouvement Ă©tudiant. Sans dogmatisme ni « je-sais-tout-isme » et sans agenda cachĂ©, le dĂ©bat a en fait concrĂ©tisĂ© ce que les initiateurs du projet avaient espĂ©rĂ©, c’est-Ă -dire un espace de rĂ©flexion et de travail.
Programme de l’atelier du 6 juin 2005 portant sur le mouvement Ă©tudiant d’hier Ă aujourd’hui - QuĂ©bec 2005 : Plus qu’une grève Ă©tudiante, un mouvement social - QuĂ©bec 1968 : de la rĂ©volution « pas-si-tranquille » Ă la dissidence - Bien sĂ»r, l’histoire ne se rĂ©pète pas - Nouvelles recherches, nouveaux dialogues.
J’ai vingt ans, l’âge oĂą on dĂ©veloppe une conscience politique, si on en dĂ©veloppe une, en 1960, lorsque le Parti libĂ©ral de Jean Lesage remporte les Ă©lections contre l’Union nationale et amorce ce qu’on nommera la RĂ©volution tranquille (RT).
Le 3e congrès du groupe quĂ©bĂ©cois de l’Association pour la taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens, mieux connue sous le nom d’ATTAC, a eu lieu samedi le 11 octobre Ă MontrĂ©al et rĂ©unissait plusieurs dizaines de personnes de quelques rĂ©gions du QuĂ©bec. Au coeur de ce congrès, on retrouvait une volontĂ© d’Ă©largir le groupe ATTAC-QuĂ©bec et d’approfondir sa mission.
On dit souvent, Ă propos des nĂ©gociations dans les secteurs public et parapublic, qu’elles ont un caractère politique. Plusieurs raisons sont sous-entendues par cette affirmation. Mais une des raisons principales qui feront que les prochaines nĂ©gociations comporteront un caractère politique est l’Ă©preuve de force entre le gouvernement et les organisations syndicales, en autant que le combat s’engage contre les plans de rĂ©ingĂ©nierie.
Si l’aspiration Ă l’unitĂ© est importante de la part des membres des organisations syndicales, le gouvernement de Jean Charest n’a pas encore dĂ©ployĂ© toute sa stratĂ©gie pour les diviser et les affaiblir en perspective des prochaines nĂ©gociations dans les secteurs public et parapublic . En effet, une pièce essentielle du plan de rĂ©ingĂ©nĂ©rie de l’État est celle de la fusion des accrĂ©ditations dans le secteur de la santĂ©.